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Quelques autoportraits pour la route 
 

 

Un petit trou

 

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Un petit trou… Un petit trou par lequel passent les valeurs, les malheurs, les tristesses et un zeste d’enthousiasme. La lumière caresse les choses, elle rayonne sur « la carcasse de la matière » esquissant des formes nuancées dans un plasma de différence. Justement, un petit trou par lequel passent des instants, des temporalités éclatantes, pour émouvoir quelques cellules. « Toute la conduite de notre vie dépend de nos sens, entre lesquels celui de vue étant le plus universel et le plus noble. IL n’y a point de doute que les inventions qui servent à augmenter sa puissance ne soient de plus utiles qui puissent être ».[1]  De l’infiniment microscopique à l’infiniment macroscopique en passant par le « à l’échelle un », les disciplines se multiplient et se compliquent dans le sens d’une machinerie qui assiste la vision pour la rendre plus performante.

 

Cet ensemble de capteurs photosensibles (l’œil) est, en effet, un convertisseur de l’information lumière en fréquences transmises dans l’aire visuelle du cerveau par le nerf optique. Notre reconnaissance des formes se fait dans la zone occipitale où le message se traite par confrontation avec les images contenues dans la mémoire visuelle.

 

 

Les propagations se transforment, se déforment et changent (au moins de direction) lorsqu’elles passent d’un milieu à un autre. Or toute matière peut être milieu : la membrane est milieu, la cornée est milieu, l’humeur est milieu…

 

Une humeur vitrée opaque laisse faire les rayons de lumière dans un globe gélatineux et ne communique avec « le petit trou » qu’à travers : Le cristallin est la lentille originelle sur terre. De par sa nature, le cristallin est réduit à un pouvoir périssable. « Quand tu auras mon âge, tu auras perdu presque complètement la vue. Tu ne verras que du jaune, des ombres et des lumières. Ne t’inquiète pas. La cécité progressive n’est pas une chose tragique. C’est une lente soirée d’été.»[2] Cette puissance dioptrique que possède le cristallin de l’œil est une puissance éphémère, sa transparence diminue avec l’âge de l’être. Méduse unique de cette sphère oculaire, le cristallin se déforme pour ajuster sa puissance à la distance de l’objet vu. Une fois transpercé par la lumière, le nerf optique émet le signal visuel vers le cerveau qui l’analyse pour émettre un autre type de signal régulateur de puissance dioptrique. Ce processus presque cyclique d’ajustement se projette de l’être humain comme une envie de trouver la netteté. Le cristallin se métamorphose d’un point visible à un autre, du point le plus proche qui puisse être vue nettement au point le plus éloigné, du punctum proximum’ ‘au punctum remotum’. Le texte que vous voyez ici, maintenant, actuellement sous vos yeux n’est en fait qu’un ensemble de « punctum proximum ». L’effort (l’intensité) que le cerveau fournit dans l’accommodation de l’œil nous renseigne sur la distance qui nous sépare de la chose vue. Les ombres et les ombres portées eux nous renseignent sur le relief. La topologie de la matière est dans son ombre.

 

Rétine, tissée, tapissée ; la rétine est une sorte de trame nerveuse incrustée dans un champ de cellules photosensibles. Chaque rayon lumineux stimule le fond de la cavité oculaire pour se transformer en messages électriques. Sur le « background », derrière notre objectif organique, deux matrices à cellules se juxtaposent. L’œil capte l’instant présent, il transforme le temps en évènements perceptibles. L’information visuelle donne naissance à deux temps de représentations, le premier est actif (il se manifeste dans nos comportements vis-à-vis des objets environnants) ; le deuxième est conscient (c’est l’état de l’identification et de la reconnaissance de l’objet).

 

 « Chacun de nous ignore presque la couleur de l’iris de presque tous ses amis. L’œil est regard : Il n’est œil que pour l’oculiste et pour le peintre ».[3]

 

Iris, déesse de toutes les couleurs merveilleuses qui isolent la pupille (trou noir du regard) du blanc de l’œil.

 

Iris de mon corps, iris de tous les regards, Iris du miroir, réservoir à couleur ? réservoir à miroir ? Iris…


[1] Descartes ; la dioptrique 1633 ; Page.111

[2] Jorge Luis Borges ; L’autre in le livre de sable ; Page.74

[3] André Malraux ; les voix du silence ; Page.65

 

 

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